Témoignages

Témoignage après une intervention en CM1
(décès d’un petit frère de 5 ans)

Après le décès de Momo, petit frère de Lili, l’association ALDAE m’a proposé son aide.
Sur le moment, je n’ai pas pris la mesure des répercussions que cela aurait sur ma classe. Au retour de Lili, j’ai pris conscience de la nécessité d’en parler avec ma classe : il y avait une atmosphère très pesante, des regards en coin, mes élèves ne savaient pas quoi dire ni comment réagir…
J’étais alors rassurée d’avoir préparé ce moment avec ALDAE. J’avais un fil conducteur et je savais où j’allais et ce que je devais dire. Je me suis sentie vraiment épaulée.
Au cours de la discussion menée en classe, on a ressenti beaucoup d’émotions mais cela restait difficile. C’est la phase de dessins qui a été libératrice. Il y a eu des échanges, des sourires, mêmes des petits rires avec Lili. L’atmosphère s’est vraiment détendue.
Les élèves savaient par la suite qu’ils pouvaient en parler, m’en parler et que ce n’était pas tabou. Certains sont venus me dire plus tard que c’était triste ou m’en parler plus longuement.
Cette petite fille a été vraiment entourée par les élèves de ma classe les jours suivants (escorte en récréation, petits cadeaux,…).
Cette expérience restera un souvenir très fort pour moi et je remercie encore ALDAE de m’avoir aidé à traverser ces moments très éprouvants

Témoignage après une intervention en CE2
(décès d’une maman)

L’association m’a permis d’introduire le sujet qui devenait très pesant sur l’ambiance de la classe (certains copains savaient, d’autres l’ignoraient et ceci depuis 15 jours). Elle m’a donné une « marche à suivre » qui m’a permis d’aborder le sujet avec plus de « sérénité » et moins d’appréhension. Le fait que l’on m’ait annoncé plus ou moins ce qui risquait de se passer au cours de cette matinée (pleurs de toute la classe par exemple) a été un facteur de « réussite » ou plutôt de « non-échec ». Le message est passé avec plus de « facilité » que si j’avais eu à improviser « seul dans mon coin ». Les enfants ont très bien réagi et ont été très solidaires de Polo et des autres copains qui eux aussi avaient perdu un proche.
Si vous deviez mettre l’accent sur un point, je pense qu’il est très important de prévenir le « messager » des conséquences et des réactions possibles de la classe et des enfants à une telle annonce. Car sans y être averti, il est très surprenant et déconcertant de se retrouver devant une classe en pleurs. De plus, je pense qu’il est indispensable de diversifier votre action en fonction de l’âge de l’enfant. D’autre part, j’ai eu la chance d’avoir de bons rapports avec le papa, mais dans le cas contraire, il faudrait pouvoir avoir « des mots », « des techniques » pour pouvoir faire face sans forcément entrer dans une politique de complaisance.